15 avril 2008
] Norge [
Tous mes sens sont dardés et sonores
comme une lentille de microphone
j'enregistre la chute lointaine d'une goutte d'eau
et le cri impalpable de la mouche
je ressens la pesanteur graduelle
du crépuscule en dépression
je capte les piqûres sucrées de ces parfums
à la pointe des mes doigts,
au tranchant de mes nerfs
et je recueille ponctuellement le tact rêche et effilé
de tes bouts de sein sur mon buste
il est vrai aussi que je t'aime...
*
*
- Plusieurs malentendus -
] les oignons [
20 février 2008
] C'est un Signe... [
Après les déluges, aprés les déjantes,
après les grimaces, les rires, l'acide
et le vide
J'irai bien sentir vibrer les mondes
à travers l'autre
Lui dire que j'l'aime
Brasser de l'air
Oui, je sais, c'est pas brasser les sous
La litanie des vauriens c'est des clous
Mais c'est ça ou rien,
juste qu'on s'en fout, allez
Prends ma main
Et serre la fort
Pense que si rien n'est sûr
Il est un torrent qui charrie de l'or
On pansera nos blessures
pour se blesser encore,
mais
Prends ma main
Et serre la fort
Jusqu'à la déchirure
Et peut-être plus encore
Prends ma main
On verra bien
Avant que les temps ne soient venus
Et que la Faucheuse ne fasse grincer
sa poussette au vent
Je n'saurai toujours pas qui tu es
mais tu m'auras porté
Aux limites des instants
Comme s'ils étaient les derniers
Quand le désir engendre l'événement
Le choeur de folles, la morale des fous,
prends moi tout
Prends ma main
Et serre la fort
Pense que si rien n'est sûr
Il est un torrent qui charrie de l'or
On pansera nos blessures,
pour se blesser encore,
mais
Prends ma main
Et serre la fort
Jusqu'à la déchirure
Et peut-être plus encore
Prends ma main
On verra bien
**
] Romain Humeau [ "Prends ma main" - Extrait
*
Gold ©
19 janvier 2008
Elle ouvre la porte. Eteint la lumière derrière elle. Elle reste sans bouger, dans l'encadrement, présentée, offerte. Elle apparaît, elle se plante dans la chambre et je la subis.
Elle se révèle, elle est là pour que je la soupèse, immobile, tout investie d'elle-même. Les cheveux coulants, déployés autour de sa tête, sur les épaules découvertes dans sa robe à grands ramages, qui glisse le long de son corps, pelure de tissu soyeux presque de sa peau couleur bronze. Elle est belle. Une expression de gravité impressionnante sur les traits, elle comparait devant moi, elle se montre, plus dépouillée, plus entière que si elle était nue.
Elle vient se soumettre, se faire juger, comme si elle n'avait d'autre défense, d'autre langage que cette beauté brute. Elle attend. C'est un tel abandon, une telle offrande de sa présence que cela me trouble, me semble étrange, insensé, fascinant et pur comme la première approche du couple au seuil des noces. Je la porte, je l'encercle dans mon regard. Elle est debout en moi. Grande. Accomplie. Éclose. Je voudrais retarder le moment de brouiller ce silence, cette inertie dont la chambre est empesée. A la vue de cette femme quelque chose en moi se déchire. Désir effréné de la posséder, mais aussi de l'entourer de respect, précieuse, de la célébrer, de n'avoir envers elle que des gestes de ménagement empreints d'une vaste douceur.
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] Louis Calaferte_ Septentrion [
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24 décembre 2007
...Joyeux Noël à Toutes & Tous
Oh Oh
Oh
19 décembre 2007
Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta: le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois, contre les dents. Lo. Lii. Ta.
Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolores sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita.
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] Vladimir Nabokov : Lolita [
28 octobre 2007
...PhotographieZ
" Photographier : c’est retenir son souffle quand toutes nos facultés convergent pour capter la réalité fuyante ; c’est alors que la saisie d’une image est une grande joie physique et intellectuelle. "
H. Cartier-Bresson
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11 octobre 2007
° Forrest Gump °
Jenny : Pourquoi tu es si bon avec moi ?
Forrest Gump : T'es à moi.
Jenny : Je serai toujours à toi...
03 juin 2007
Pour MamOn...
Bonne fête à Toutes les mamOn...
Et en particulier à la Mienne...
14 avril 2007
Je T'Aime Comme...
Je veux t'écrire
Je ne peux pas dire les mots
Je peux les écrire
Je veux écrire
Je t'écris
Je veux t'écrire ce que ma bouche tait
J'aime ma bouche
J'aime les taies
J'aime les taies d'oreiller
J'aime ta bouche
J'aime ma bouche sur ta bouche
J'aime nos bouches
J'aime les taies d'oreiller
J'aime nos bouches sur les taies
J'aime les bouches sur nos taies
J'aime taire nos bouches
Je n'aime pas me taire
Tu n'aimes pas te taire
Tais-toi
Etends-toi sur nos taies et tais-toi
Tais-moi
Tais-nous
T'es nous
Je suis nous
Nous sommes tu
Nous sommes je
Nous sommes nous
Nous sommes nous-mêmes
Nous m'aime
Nous aime nous
Nous nous aimons
Je nous aime
Tu nous aimes
Il faut taire ce que l'on sait
Il faut jouir ce qu'on ne sait pas
Il faut jouir
Jouir de tout
Jouir
Je veux jouir de ta peau
Peau douce, pigmentée
Peau tendue
Peau de tambour
Peau potin
Potin sous l'oreiller
Popotin lunaire
J'aime ta lune
Ton croissant pâle et chaud
J'aime tes chaleurs interdites
J'aime ton cul
J'aime tes petits bras cotonnés
Tes membres ronds
Tes je t'aime en chair blanche
En chérubin et chérubine
Je t'aime en chair
Chère à mon cœur
J'aime tes vallons
J'aime tes vallons, tes trous et mamelons
Tes tétons têtus que je tâtonne en tâtonnant tes tétins d'une langue
Langue chaude et humide
Je te la dédie ma langue
Elle t'embrasse, te lèche, te gobe
Elle te chuchote, te gueule
Elle te murmure
Elle te porte sur ses flancs
A flanc de lèvre
J'aime tes yeux piscine
J'aime m'y noyer
J'aime ta bouche
Ta bouche fine et mouillée
J'aime tes lèvres
Tes lèvres, j'aime tes lèvres
Tu portes la femme en elle
La femme dans tes quinquets
La femme est sur tes lèvres
J'aime cette femme
Je t'aime
J'aime tes lèvres
Tes lèvres chaudes
Ombragées
Tes lèvres au duvet noirâtre
J'aime ce mystère
J'aime humer cet abîme
Cet entre de tes cuisses
J'aime l'entre de tes cuisses
J'aime tes mots de silence
De ceux que l'on devine
J'aime être aimé de toi
Quand tu m'aimes en dedans
J'aime quand tu m'aimes
Quand tu m'aimes en silence
Plus de conneries
Pas d'évidences
Pas de clichés
Je n'aime pas les têtes
Les têtes intelligentes
Je n'aime pas ta tête
J'aime ton cœur, ton corps
J'aime tes tripes, tripaille
Tu es ma triphasée
Tu es mon petit diable
Je suis ton trident
Nous sommes deux petits diables
Nous nous cherchons des anges
J'aime tout cela en toi
J'aime ce que j'ignore
J'aime ce que j'ignore et tout cela déjà
Je n'ai rien goûté
Tu te niches en ma bouche
Encore
Encore et toujours
Tu te niches
Je te couve
Ma bouche est un cul de poule
Pas en cul de poule
Ma bouche est un cul de poule
Je te couve
Je garde en bouche ces élans enchaînés
Je me sais enchaîné
A toi
A nous
Enchaîné à tout ce qui vit
Vis en toi
Vis en moi
Vis en nous
Je n'aime pas ce qui vit
J'aime ce qui vibre
Je nous sais vibrants
Je te sais vibrante
Je te pense
Je ne te panse pas
Je te rêve
Je te jouis
Je ne veux pas jurer
Tu ne dois pas jurer
Il ne faut jurer de rien
L'eau de la fontaine est fraîche
On peut encore la boire
Ne crachons pas dedans
Un jour peut-être
L'inondation
Je nous veux inondés
Irradiés
Je nous veux irradiés
Je nous sais proches
Je te sais éloignée
Tu te crois éloignée
Je te sais pas
Je te sais plus
Je te sais sans savoir
Tu te sais sans savoir
Je nous aime
Moi non plus
Je nous plus
Toi aussi
Toi toujours
Tu nous aimes
Nous plus
Nous plaît, me plaît
Nous plaît
Replay, replay, replay, ris
Ris, danse , bouge
Bouge-nous
Bouge-toi
Fais moi du bouge-à-bouge
Embrase-moi
Embrase-toi, nous, tout, fou
Foule-moi, folle moi
Fou moi
Pas de moi
Ne te fous pas de moi
Ne te fous pas de toi
Mais fous-moi
Dans ta poche
Sous ta cloche
Sonne-moi
Mon carillon, sonne-moi
Carillons-nous mon amour
Effrayons les oiseaux
Sortons les arbres de terre
Encielons-nous mon amour
Mon amour
Je nous plane mon amour
Nous ne frôlons plus rien
Nous nous frôlons de tout
Frôlons-nous pour un rien
Rembobinez les Revox
Je nous aime
Tu nous aimes
Je t'écris ce que je ne peux pas dire
Je te dis
Je te dis que je t'écris
Pour que mes mots embrassent là où ma bouche est interdite
Je t'écris
Je t'ai écrit
J'ai aimé t'écrire
J'aime t'écrire
Je ne suis pas brouillon
Ce n'est pas un brouillon
Nous nous sommes brouillonnés
Je n'aime pas les brouillons
J'aime les brouillons
Pas les brouillons seuls
J'aime, j'aime les chefs-d'œuvre
Tu es le mien
Je suis le tien
Nous sommes nos rodins
Nous sommes nos claudels
Nous sommes pierre et burin
Tu es friable
Je suis tendre
Tu es tendre et je suis friable
Je suis à toi
Tu es à...
Tu es touchée
Peut-être
Tu n'es pas touchée à la tête
Il ne faut pas
Ne me lis pas avec ta tête
Tu me lis avec ta tête
Dommage
Tu me lis avec ton cœur
Tu me dis je t'aime
Il sonne clair et lointain
Il sonne en écho
Il sonne à jamais
Je te réponds et tu me réponds
Nos corps sont nos oreilles
Nous n'avons plus de tête
Ni toi
Ni moi
Nous n'avons plus de tête
Et nous nous aimons
Et c'est doux
C'est chaud
C'est là, juste là
C'est là
Et je parle à ce là
Je veux parler à ce là en toi
Tu me lis
Tu lis mes mots en là
Mes mots de là en moi
Et je suis ton là
Et tu es mon là
Et nous sommes là
Encore
Encore et toujours
Nous sommes notre là
Notre référence
Tu es mon oreille et je suis ton oreille
Oreille et oreillette
Oreilles du monde
Des mondes démodés, raccommodés
Mondes racoleurs
Je racole
Je te racole
A la devanture de l'âme
De ton âme
Je racole tes mieux-mieux
Je racole ton marc
Ton résidu parfait
Tes graines de tentations
Je te racole en trombe
Trombine malhabile
Mais chut...
Smiling
Pas mot pas mouche
Touche et couche
Couche ta couche là
Là
Pas las
Jamais lasse
Bouche-moi à grosse louche
Je te bouche
Tu me bouches
Je suis en toi et tu es en moi
Je suis toi et tu es moi
Plus de tu
Plus de je
Mais nous
Nous
Une bouche
Notre bouche
La bouche
Alors jouissons
De tout de nous
De nous
Jouissons
Jouissons
Jouissons mon amour
Et l'automne ramasse nos lèvres à la pelle.
04 avril 2007
Shaad'Or
nino quincampoix ( comme la rue )
Caissier à mi-temps
Au "Palace video-roi du porno"
et collectionneur de photomatons
Tous les mercredis à la foire du Trône
Il hulule aux oreilles des passagères
du train-fantôme...










