11 mai 2008
LI
Ma venue ne fut d'aucun profit
pour la sphère céleste ;
Mon départ ne diminuera ni sa beauté
ni sa grandeur ;
Mes oreilles n'ont jamais entendu
dire par personne
Le pourquoi de cette venue et celui de ce départ.
LII
Nous serons effacés du chemin de l'amour ;
Le destin nous broiera sous ses talons ;
Ô porte-coupe au doux visage, quitte
ta pose paresseuse...
Donne-moi de l'eau, car je deviendrai
de la poussière.
*
Omar Khayyam - Quatrains - Ed. Mille et une nuits
*

