11 mai 2008
LI
Ma venue ne fut d'aucun profit
pour la sphère céleste ;
Mon départ ne diminuera ni sa beauté
ni sa grandeur ;
Mes oreilles n'ont jamais entendu
dire par personne
Le pourquoi de cette venue et celui de ce départ.
LII
Nous serons effacés du chemin de l'amour ;
Le destin nous broiera sous ses talons ;
Ô porte-coupe au doux visage, quitte
ta pose paresseuse...
Donne-moi de l'eau, car je deviendrai
de la poussière.
*
Omar Khayyam - Quatrains - Ed. Mille et une nuits
*
Commentaires
Oeil
Je suis plus sensible à l'image qu'à l'écrit. Un effet de paresse sans doute. Quoi qu'il en soit, vous êtes peut être une plume, mais certainement un œil. Le choix des photos témoigne. Toujours touchantes...
De l'ombre à la lumière
Plus sensible à la lumière qu'à l'ombre, j'apprends peu à peu avec votre blog à aimer l'obscurité.
Textes subtils, parfois grinçants mais toujours touchants.
Beaucoup de sensiblilité tout au long de ces pages, un peu engoissant cet ange déchu qui nous regarde nous pauvres humains si inconscients de notre lente descente aux enfers.
Amicalement.
Gérart.
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